Yousri Alghoul
*1980 à Gaza, vit et travaille à Morges
Période de résidence : 2026-2028
Novelist & Fiction Writer
Research Associate, IMD
Yousri Alghoul est un romancier, nouvelliste, essayiste et militant culturel originaire de la ville de Gaza. Son écriture puise dans son expérience vécue et s’attache aux détails humains que l’histoire néglige souvent : la peur, la résilience, la mémoire et la lutte pour préserver sa dignité pendant la guerre contre Gaza. Dans ses œuvres de fiction et ses écrits non fictionnels, il évoque des vies façonnées par les assassinats et les déplacements, tout en insistant sur le pouvoir de la narration comme forme de témoignage, de résistance et de lien.
Il est l’auteur de trois romans et de six recueils de nouvelles, dont Women of Lace, Clothes That Miraculously Survived*, The Dead Resurrected from Gaza, The Gallows of Darkness et John F. Kennedy Sometimes Hallucinates. Ses travaux ont été publiés dans des revues littéraires et culturelles internationales, notamment World Literature Today, Le Point, Michigan Quarterly Review, ArabLit et l’Institute for Palestine Studies.
Au-delà de son écriture, Alghoul s’engage depuis longtemps dans le travail culturel et le développement communautaire. Il a créé la Cordoba Cultural Initiative et la Shaghaf Youth Initiative, et a été le conservateur fondateur du Gaza Hub-GSC, qui fait partie de la Global Shapers Community, une initiative pour la jeunesse du World Economic Forum (WEF) en Suisse. Il est également membre de l’Union des écrivains palestiniens.
Récemment, il s’est installé avec sa famille en Suisse, où il travaille comme chercheur associé à l’IMD, où il se consacre à la résilience. Ses travaux de recherche et son œuvre littéraire se font écho : tous deux s’intéressent à la manière dont les gens continuent d’avancer, s’adaptent et préservent le sens de leur vie sous une pression extrême.
Au cœur de l’œuvre d’Alghoul se trouve la conviction que la littérature ne se distingue pas de la vie. Pour lui, l’écriture est un moyen de protéger la mémoire de l’oubli, de faire de la place aux voix réduites au silence et de faire traverser les frontières aux histoires de Gaza.
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